Une recette libre, transmise depuis des siècles. Pour ceux qui veulent peindre autrement.
Depuis plus de quarante ans, William Grandordy peint et fait peindre. La peinture au blé, il ne l'a pas inventée — elle date du XVIIe siècle, portée par les artisans suédois qui protégeaient leurs constructions en bois avec ce qu'ils avaient sous la main : de la farine, de l'ocre, de l'huile. Il l'a simplement transmise, librement, à tous ceux qui voulaient peindre autrement.
Le possible est dans les mains de chacun. Internet n'est pas un marché. C'est une extension — celle qui permet d'oser, de partager, de trouver des gens qui attendent exactement ce que vous avez à offrir.
Cette vidéo date de 2011. C'est l'une des premières à documenter cette recette en français — à l'époque, elle n'existait que dans le fascicule de l'association Terre et Couleurs. 94 000 personnes l'ont regardée depuis.
| Ingrédient | Quantité |
|---|---|
| Eau | 3,2 litres (dont 400 ml froids pour délayer la farine) |
| Farine de blé | 260 g |
| Pigment (ocre ou terre) | 1 kg |
| Huile de lin | 400 ml |
| Savon liquide | 40 ml |
| Sulfate de fer | 100 g |
Rendement : environ 6 kg de peinture, soit ~16 m² couverts.
→ Calculer les quantités pour ma surfacePendant quelques années, un petit comptoir en ligne — comptoirsaintjacques.fr — permettait aux familles de commander les ingrédients en petites quantités : pigments naturels, farine, huile de lin, caséine, argile, gomme xanthane. Quelques commandes par semaine, des enfants qui peignaient avec leurs parents, des prix transparents, rien de superflu.
L'aventure s'est arrêtée le jour où le coût du transport a dépassé celui des fournitures. Prendre les familles en otage n'était pas une option. La société de transport des colis n'a pas voulu entendre. Le comptoir a fermé.
Les recettes, elles, sont restées. Elles le resteront.